Dimanche 7 novembre 2011
Pascal, André, Hugues et JFS
Rendez-vous ce matin comme d'habitude sur le parking de l'Anglette. Nous y retrouvons Frédo, venu de son côté étayer le trou qu’il explore en ce moment avec Jerry. Quand on sait où se trouve ce qu'ils espèrent atteindre et qu’on voit l’étroitesse du trou, on ne peut s'empêcher de penser ce qu'on pense! Frédo, lui, sort de sa voiture des rondins autoclavés assez longs pour construire un chalet d'alpage et , toujours confiant, commence à charger la mule jusqu’à ce qu'il réalise; enfin, qu'il a vu un peu gros et qu'il allait devoir faire un aller-retour de plus. Heureusement, JF, toujours bonne pâte avec son ami Frédo, va lui donner un coup fr main. Ce qui, on va le voir, va quelque peu bousculer le déroulement de la journée
Nous voilà arrivés à l'entrée des Échos dans une belle douceur, reliquat de l'été indien, qui n'en finit plus (on ne va pas s'en plaindre !)
Nous voilà arrivés à l'entrée des Échos dans une belle douceur, reliquat de l'été indien, qui n'en finit plus (on ne va pas s'en plaindre !)
Vite changés, nous tournons souvent la tête en direction de la sente d'arrivée; Ben non toujours pas de JF,. Pas d'affolement. il a du discuter le bout de gras avec Frédo, voire même,est peut-être descendu avec lui dans le trou pour se tirer le portrait...
Il sait où l'on va, c'est à dire faire une escalade vers l'amont, dans la salle de l'Aiguillage. Et voir aussi une galerie un peu avant la salle et au trois quart remplie d'alluvions, mais avec un chouilla de courant d'air...
La truelle que nous avions emportée frétillait d'impatience dans le kit de Hugues, la pauvre ne savait pas le triste sort qu'on allait lui réserver.
Bon, avant l'effort le réconfort, c'est bien connu, on déballe donc les poulardes, les cochons de lait, biscuits, casses-croûte et coups de tisane, il faudra bien ça pour s'attaquer à la paroi, pas très vertigineuse, certes, mais couverte de m...
Et JF ! Ah ben oui tiens, t'as raison au fait qu'est ce qu'il devient ? Toujours pas vu, il a du traîner plus longtemps qu'il ne faudrait avec son pote Frédo...
Allez, bardé de sa panoplie de spéléo partant faire l'escalade (en fait sa première, il faut le souligner!) Hugues s'embarque confiant, car le rocher est bon et le premier point est costaux. Le second aussi, par contre le rocher, sans doute par peur d'avoir froid, s'est couvert d'une couche de boue, (hum, très collante, épaisse, avec plein de p'tits cailloux incrustés dedans) qu'il faut racler à la truelle, oh il faut bien gratter 4 à 5 cm de cette "peau" avant de pouvoir percer.
Mais Hugues est déterminé et il monte, il monte, moi je l'assure et je me les caille, pas la grosse chaleur dans cette Ssalle des Aiguillages, Pascal pour se réchauffer est descendu dans une sorte de puits qui doit en fait faire partie de la trémie qui longe la paroi... Sa queute au bout de 6 à 7m. nous dira-t-il en revenant...
Hugues redescend : plus de batterie, on refait le plein de matos, tout est souillé de boue et vraiment c'est pas facile, les mousquifs ne se ferment plus tellement la glaise s'est incrustée dans et autour du doigt.
Pascal prend le relai et assure à son tour, ce qui me permet d'aller me réchauffer, je vais explorer la grosse fissure le long de la faille. Au fond, je retrouve la salle décrite par JF S, avec la vue sur un puits qui fille entre les blocs coincés sous mes pieds, le fond est visible à environ 10 à 12 m, faudra poser un point et s'assurer pour élargir le passage, car on se demande comment tout ça tient ?
Je retourne dans la salle, où le spectacle n'est pas encore terminé, Hugues est coincé, à la fois par du rocher aussi solide que du carton pâte et par la perceuse qui refuse de percer, vu la couche de boue qui la recouvre, j'en aurais fait autant.
Bref taillant courageusement des marches à coups de truelle dans la couche de boue, il finit l'escalade, (qu'il appellera la rampe du maçon, non pas en l'honneur de G Masson, mais en celui de la truelle). Il franchira le dernier mètre qui le mènera à l'entrée de la galerie convoitée. Déception : la suite n'a pas l'air d'être la, mais plutôt dans le plafond où l'on voit une ouverture assez large et du noir derrière... Puits remontant ?
Et JF me direz vous, ben on l'a pas encore vu, et pourtant l'heure à tourné, on voulait justement rentrer pas trop tard aujourd'hui.
Hugues se débrouille pour amarrer sa corde avec des pitons et nous rejoint couvert de boue, mais il est content, il a fait sa première escalade et un peu de pointe.
Il s'est bien démerdé, car franchement vu les conditions, bravo...
Il est 16h20, on songe à rentrer, on se dit que JF est sans doute resté avec Frédo, vu qu'on ne l'a pas vu... Ah aha ah
On retourne dans la salle des Échanges : rien ! pas de signes d'un éventuel passage de notre ami, on gueule un coup par acquit de conscience et on s'enfate dans la trémie.
Le Trémolo, fond du Puits des Échos, nettoyage dans la bassine, et remontée, comme si vous y étiez... En chemin, je me dis que JF est sans doute resté, puis rentré avec Frédo et patati et papata. Bizarre quand-même, c'est pas son genre...
Quelle n'est pas ma surprise en sortant du trou en voyant appuyé contre un arbre la claie de JF ! Je ne peux pas m'empêcher de jurer, et merde il est en bas !!
Je préviens Pascal qui prévient Hugues: non ! pas vu de Suzz. Il est presque 19h quand Hugues arrive à la surface. On tient un p'tit conseil de guerre et on allume un feu, car l'attente risque d'être longue. L'inquiétude nous ronge... Et si il avait eu un problème? Ce ne sont pas les endroits craignos qui manquent là-bas dessous !
A 20h30 une fois séchés et restaurés à minima, Pascal et Hugues reprennent le chemin de la descente, ce ne sera que vers 21h30 que Pascal m'annonce la bonne nouvelle, on aura pas besoin de déclencher les secours ! JF est est train de remonter, selon Hugues il était encore dans le Puits des Échos quand il a pu s'assurer que tout allait bien.
Il est 23h passées quand notre JF sort à son tour. On a eu le temps de brûler presque un stère de bois et de passer en revue toutes les possibilités de cette situation.
Bon, plus de peur que de mal comme dit le proverbe, juste on ne redira jamais assez qu'il faut rester en binôme et au cas où, de laisser des traces de son passage afin d'indiquer aux copains où l'on est.
JF nous dira qu'il nous a cherché et attendu dans la Galerie du Miroir, (où il a fait des photos), à l'opposé d’où nous étions, et qu'il était inquiet pour nous, car il se demandait si nous n'étions pas coincés tous les trois quelqure-part. Nous espérons tous que les photos seront belles !!
TPST = 8h + 1h30 à 2h pour Pascal et Hugues.
Retour Club à Minuit (l'heure du crime!)
André
La parole est maintenant à l'accusé..
Merci, mon brave. Tout ceci, Monsieur le juge n'est qu'un malentendu;.
Comment ?
UN MALENTENDU
Ah! J'avais mal entendu ...
Depuis une semaine je pensais aux photos qu'il était possible de faire à plusieurs dans les grands volumes de la Galerie du Miroir et j'attendais avec impatience ce dimanche. Après pas moins de trois sorties photos foireuses les trois dimanches précédents, j'espérais mieux de ce week-end. Je m'étais fait mon cinéma dans ma tête a tel point que lorsqu'André a évoqué la possibilité d’aller "dans les amonts" faire des escalades, je suis resté ancré dans mon idée pour une raison simple : les deux branches sud ET nord du réseau sont toutes les deux des amonts dont le point de convergence est la trémie par laquelle nous sommes arrivés! Aller faire des escalades dans les amonts est donc devenu dans mon esprit,"dans les amonts de la Galerie du Miroir ", quelque-part dans la faille qui prolonge la galerie de l'autre coté du puits qui la barre. Voilà pourquoi, après avoir fait le détour par le trou de Frédo et Jerry, je suis arrivé à l'entrée des Échos après le départ de l'équipe pour le fond et pourquoi, arrivé à la sortie de la trémie, j'ai bifurqué à droite quand l'équipe avait tourné ... à gauche ! Et pourquoi nous nous sommes respectivement attendus toute la journée en nous inquiétant de savoir où avai(en)t bien pu passer l(es) autre(s) C'est comme ça que les copains ont repris le chemin du retour sans imaginer un instant que j'étais installé dans la Galerie du Miroir au-dessus de leur tête où je tentais de réaliser seul des photos que j'espérais prendre à trois ou quatre !!
Prendre en photos de tels volumes est matériellement quasiment impossible seul; donc, non, en plus les photos ne sont pas belles .Vivement donc la prochaine fois !
Mille excuses à tous pour ce coup foireux, mais de mon côté, étant monté en voiture avec Pascal, je me voyais déjà redescendre jusqu’aux premières maisons pour donner l'alerte, car lorsque j'ai pris la décision de remonter, après avoir fait un second aller-retour au fond de la Galerie du Miroir, j'étais persuadé que vous étiez coincés quelque part !
NE FAITES JAMAIS DE SUPPOSITIONS !
JF

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