Dimanche 16 octobre 2011
JF Suzz, JF R, Alain G, Hugues et André
Quoi de neuf ? Pas encore fini ce trou, depuis l'temps, qu'est ce que vous f...z, les gars ? Faut déséquiper, remonter les cordes, c'est terminé, fini. Depuis le temps que vous y êtes ..
Ben non, on ne va rien déséquiper du tout, on va même y redescendre d'autres cordes, qui vont y rester un p'tit moment. Parce que, au cas ou vous ne le sauriez pas, ... ça a l'air de continuer et vous n'avez pas fini d'en entendre parler. Normal : y'a de l'écho...
Tassés dans la bagnole du chef, on enfile comme tous les week-ends la route qui monte à l'Anglette, et voilà t'y pas qu'un quidam fait de l'obstruction manifeste avec son véhicule. TOURISTE !!!! Euh ... t'as vu le loto-collant GSTN sur sa vitre arrière ? Jerry et Mimi qui montent casser du caillou avec persévérance (un pote à eux) à la Tanne des Lutins, avec le fol espoir de pouvoir un jour voir de leurs yeux ce qu'une seule et unique personne, le plongeur aujourd'hui décédé JC Bolens, a jamais vu : le Fossilaire, galerie de 600 m coincée entre deux siphons que personne n'a jamais réussi à shunter !
On arrive tout de même à l'Anglette où, oh joie ! les volets sont ouverts. On ne mangera pas nos croissants en vitesse en battant la semelle avant la grande côte.
Pendant que nous agapons (Pas français ? T'as compris tout de même ? Ben oui. Alors ?), le père Frédo, que ces agapes agace, est déjà au PA202 (les Lutins), en train de faire des p'tits trous, des p'tits trous... encore des p'tits trous dans l'fromage.
Allez, assez rigolé, on se paye une nième fois le chemin jusqu'à la Tanne aux Echos. (Banjour ! Vous faites de la spélélo ? Y'a des trous par ici ? Ah bon, Y'a de l'air en bas ? Y doit faire chaud piskon se rapproche du centre de la terre... etc, etc ...). Une blanche gelée nous accompagnera jusqu'au trou... mais le soleil est au rendez-vous et se changer est un vrai plaisir (je vous rappelle que dimanche dernier, on était sous la neige et que ça caillait grave...)
Au programme aujourd'hui, l'escalade que l'ami Nico armé de son pauvre tamponnoir n'a pas pu faire la semaine passée.
Au passage, on récupère la corde du Tambourin (30m) et les bastaings en mélèze que les copains avaient montés la semaine dernière qui vont servir à stabiliser la trémie...
Eh Juan ! T'as du boulot. Affute ton égoïne et hop, tu nous sécurises tout ça. Grand merci Juan... On compte sur toi...
Pendant que les trois autres remontent vers l'amont et la Salle de l'Aiguillage découvrir ces grands et beaux volumes et fouiner de droite et de gauche à la recherche de suites, le chef et moi attaquons l'escalade du miroir quasiment au-dessus de la trémie Nous prenons pied sur l'énorme bloc parallélépipédique qui n'est autre qu'un morceau du plafond venu se coincer au débouché de la galerie dans la salle, à moitié en porte-à-faux. Tellement en porte-à-faux d'ailleurs qu'on se demande s'il ne suffirait pas que la marmotte laisse négligemment trainer son papier d'alu au bout de la plate-forme pour faire basculer le bazar dans l’abime (en refermant la trémie au passage). Derrière le bloc, c'est le Pot, Jack ! Ca barre, et c'est du gros ! Il avait bien vu l'Nico ! Du noir, un grand noir même, sans sucre, saveur garantie ...
La galerie, Nommée Galerie du Miroir, allez savoir pourquoi, tire droit sous la montagne, appuyée contre un miroir de faille qui n'en finit plus, tout en remontant assez fortement, puisqu'au bout de cent mètres de progression (que des optimistes avaient estimés au double), nous aurons remonté de 60 m environ depuis la trémie en contrebas. De nombreux puits y débouchent, certains vertigineux, tous creusés au détriment de la faille.Après un raidillon raide et peu aisé car constitué d"un grand éboulis de caillasses instables, nous débouchons sur une plate forme au-delà de laquelle la faille reprend. Une courte montée et nous stoppons in-extrémis devant la lèvre d'un grand puits qui, venant des plafonds transperce la galerie pour plonger de vingt bons mètres plus bas. Que ce soit pour passer de l'autre côté ou pour descendre le puits, il faut une corde que nous n'avons pas. La semaine prochaine ...
Ce sera tout pour cette fois-ci, Messieurs Dames, on ferme. Cent mètres de première dans la journée dans pareille galerie, vous n'êtes pas venus pour rien. Le spectacle reprend la semaine prochaine. Venez nombreux. Nous, on plie le décor, on remballe les costumes et on rentre. On n'est pas à côté, il faut facilement 3h30 pour retrouver l'entrée des Échos.
Retour à la frontale à l'Anglette, où un pauvre chien de chasse sûrement plus naze que nous attendait - et risquait d'attendre longtemps - que Pierrot rouvre son estancot. Un coup de fil au proprio allait rassurer tout le monde sauf Mirza qui n'a pas eu l'air de bien comprendre.
TPST 9h
André

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