Dimanche 23 octobre 2011
Pascal, André et JF Suzz
La Tanne aux Échos n'en finit plus de se ramifier, encore des centaines de mètres de pointe.... pendant que vous regardiez sur votre dernier écran plat la belle défaite des bleus en N Z...
Ça, c'était pour vous allécher, la réalité est juste un peu différente mais pas moins intéressante. Lisez seulement...
Trois volontaires pour cette longue virée souterraine (10 h quand même) de ce dimanche 23 octobre. Pascal, moi même (André) et JF Suzz qui nous rejoindra un peu plus tard dans la matinée (NDLR : panne de réveil !)...
A effectif réduit, objectifs réduits, quoique !
Pas le temps donc de retoucher les passages bas du Méandre du Trémolo, il faudra patienter encore un peu mais çà reste a faire quand même, car pour le moment on n'a pas le choix, il faut bien passer par là, faute d'une autre entrée que celle des Échos... NDLR : C'est quasiment le seul passage du réseau ou l'on se salit vraiment puisqu’on est obligé de se mettre au minimum à genoux dans la glaise pour passer sous des blocs coincés à hauteur d'homme dans le méandre. Ce ne serait qu'inconfortable; mais l"ennui est qu'on a tout le temps ensuite pour repeindre les cordes et les parois qui passent un peu trop près de nous au retour ! André a eu une idée de génie : un bac déposé sous une arrivée d'eau au pied du Puits des Échos et une brosse ; de quoi nous refaire une beauté avant de retourner à la civilisation.
Arrivés donc, malgré ces obstacles, dans la Salle des Échanges (à la sortie de la trémie), Pascal monte déséquiper le puits sous les blocs suspendus, exploré sans succès lors de notre dernière visite, pendant que, de mon côté, j' essaie d"améliorer le confort de l'escalade, réalisée par JF R la dernière fois, qui donne accès, vingt mètres au-dessus de la trémie, à l’immense Galerie du Miroir, pour laquelle nous sommes venus aujourd’hui.
Salle des Échanges (vue du sud vers le nord) Pascal dans ses œuvres : en bas à droite au fond derrière l'arête du premier plan, l'accès par la trémie; à droite en partie haute de la photo, le miroir de faille, au milieu du haut en bas de la photo, la grande Galerie du Miroir, avec en son centre, coincé à mi-hauteur entre ses flancs resserrés, l'énorme bloc parallélépipédique décroché du plafond, qui bouche l'accès par le bas et oblige à prendre pied sur le bloc (là où est posé le kit bleu) en escaladant le miroir. La galerie part à 20° ouest, parallèlement au miroir de faille, direction les falaises du Grand Montoir.
Salle des Échanges (vue du sud vers le nord) Pascal dans ses œuvres : en bas à droite au fond derrière l'arête du premier plan, l'accès par la trémie; à droite en partie haute de la photo, le miroir de faille, au milieu du haut en bas de la photo, la grande Galerie du Miroir, avec en son centre, coincé à mi-hauteur entre ses flancs resserrés, l'énorme bloc parallélépipédique décroché du plafond, qui bouche l'accès par le bas et oblige à prendre pied sur le bloc (là où est posé le kit bleu) en escaladant le miroir. La galerie part à 20° ouest, parallèlement au miroir de faille, direction les falaises du Grand Montoir.
JF Suzz, qui a réussi à se lever débouche de la trémie juste au moment où l'on allait passer à table, mais opte pour les heures sup. et monte faire des photos dans les salles du côté sud. Il nous rejoindra au fond de la Galerie du Miroir, alors que nous venons d'en finir la topo. Mais où va-t-elle nous mener, cette galerie gigantesque que personne ne s'attendait à trouver ici ? Un mystère de plus. Alors que jusqu’ici nous remontions des amonts logiquement de plus en plus petits, voilà que cette Galerie du Miroir qui semble, elle, avoir été creusée par les eaux, prend, avec ses dimensions dignes de celles d'un tunnel de métro, notre raisonnement de géologues amateurs à contrepied.
Toujours est-il que, douze visées seulement et cent mètres exactement plus loin (et non pas deux cent, comme annoncé un peu vite dans l'euphorie de la découverte), nous arrivons rapidement à notre terminus de la fois précédente. Deux possibilités s'offrent à nous : soit équiper la traversée du vaste puits qui barre totalement la galerie, soit équiper le puits pour y descendre voir
Au bord du puits un empilage instable attend depuis un certain temps le spéléo qui y mettra un coup de pied. Le tas branlant ne demande pas son reste et s'effondre dans un fracas épouvantable ... sur la vire située quelques mètres plus bas !
Je descend d'un cran examiner la "gueule" de la suite. Pour continuer dans la faille, il faut passer sur cette vire, en bordure de puits, qui remonte ensuite raide en se rétrécissant sérieusement et en se couvrant d'un mélange caillouteux boueux très engageant. En plus. le rocher à gauche est pourri ! Ne ressentant guère l'envie de me mettre une boite, j'équipe le puits, qui vu d'en haut semble se poursuivre par un départ genre grand méandre. Que nenni, il s'agit en fait d'un puits qui s'enroule un peu sur lui-même (pour avoir plus chaud !) ; Le fond est bouché, mais une fenêtre s'ouvre au pied de la paroi et donne sur un deuxième puits tangent au premier, qui se poursuit par un méandre descendant fortement. je lance - adroitement - un caillou dans l'orifice, qui me renvoie très vite un message me demandant de venir le tirer de là. D’après lui, il y aurait de l' eau. Pascal m'a rejoint et décide qu'il faut aller voir.
Comme tous les méandres, celui ci ne fait pas exception à la règle ; il devient vite étroit et sinueux .En bas, on voit nettement que c'est plus large et qu'il y a une gouille, mais pour le moment on n'a pas les moyens d'y aller voir. Il doit s'agir du fond de la faille, enfin rien n'est sûr... JF rapplique, il nous rejoint au fond. On lance des hypothèses à tour de bras, mais l'heure tourne, il est déjà 17h30 et on est loin d'être dehors !
Retour à la salle des Échanges afin de grignoter un morceau, prendre quelques forces pour la remontée...
Arrivés au fond du Puits des Échos, ablutions pour tout le monde grâce au bidon qui a profité de notre absence pour se remplir. Et vive les pieds, descendeur, poignée et tutti quanti...prop'.
Bon c'est parti pour 200m, pas se presser, garder un rythme régulier et souffler de temps en temps.
Ouf, plus que 150, 100, 50m etc jusqu'à retrouver la caillante sous les étoiles.
Comme une idée géniale ne vient jamais seule, Pascal pense qu'il serait cool de faire du feu. C'est parti, un peu de mousse, de bois plus ou moins sec et la flamme de la calebonde. Ouaip! Faudra prendre un peu de papier ou un jerrican d'essence la prochaine fois, car pas moyen de le faire prendre. Sur ces entrefaites, JF sort à son tour...
On entame la descente jusqu'à l'Anglette tout doucement, car la rosée est tombée et s'est transformée en un petit verglas pas piqué des vers (luisants),où nous arrivons aux alentours des 22h.
Plus personne bien entendu , à part nos deux voitures sur l’esplanade, et ... les phares d 'une voiture qui arrive; Mais! qui a déclenché les secours ?
Ben non. Ce sont trois spéléos Belges qui ont fait la traversée de la Diau et qui remontent dormir au chalet du CAF !. On discute juste le temps de se les geler comme y faut, faut dire qu'une p........n de s..........rie de bise glacée s'est mise à souffler pire que toi quand ta soupe est brulante et nous frigorifie sur place. Bon JF arrive (NDLR : avez-vous remarqué que j'ai passé" mon temps à arriver APRES les autres), on plie bagages sans tarder, et on descend molo sur la route toute brillante.
La "mauvaise" saison s'annonce tout doucement, mais tant que ça passe ...
André

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