mercredi 23 novembre 2011
COMMUNIQUE : Faste fin de saison 2011 pour la spéléo française. Le GSTN, fort de tous ses membres actifs, réveille la spéléologie endormie en accumulant des premières retentissantes.
Bon, ça n'est peut-être pas paru dans les journaux et personne ne l'a vu à la télé, mais à notre échelle, c'est à peine exagéré, tant les dernières découvertes ont remis les troupes en selle.
Ça se bouscule au portillon. Les nouvelles arrivent de partout en même temps : c'est de plus en plus grand au Réseau Sous le Titre et on commence à s'y perdre de vue, ça courandairise sec à travers la trémie au fond de la galerie amont du Sérail qu'est en train de secouer patiemment JF Ray, le Bouc Noir reprend du service; c'est la guerre sur le Plan de l'Aigle où une équipe de Baujus (Baujus Mesdames, baujus Messieurs) vient de découvrir les restes fossilisés d"un vieux gouffre prometteur qu'ils ont appelé la Tanne aux Poilus, rapport à la date de découverte. Enfin, ça lutine dur à la Tanne aux Lutins par laquelle une équipe de vieux trolls attend (comprenne que pourra !) et espère non pas "toucher le fond" - à leur âge, c'est fait ! - mais atteindre un objectif dont des générations de spéléos ont rêvé des décennies durant. Mais nous n'en dirons pas plus sur ce sujet pour le moment : laissons-les bosser pendant qu'ils peuvent encore.Y'a pas de retraite pour les spéléos !
La découverte la plus importante (à moins que d'aucuns viennent d'ici la fin de l'année nous apporter une autre grande nouvelle) restera celle; inespérée, par des chemins détournés, d'un vaste réseau de salles et de galeries sous la Tête du Parmelan, en totale opposition avec l'idée que nous nous faisions d'un réseau perdu dans les extrêmes amonts du Réseau Amont des Vers Luisants, que nous imaginions plutôt constitué de galeries de petites dimensions
Et cependant, mais il est toujours facile de faire des déductions évidentes après coup, le profil originel de la faille menant jusqu'à la trémie située au pied du Puits Guy aurait du nous mettre la puce à l'oreille. En deux mots pour ceux qui n'ont jamais été jusque là, le profil originel de la galerie fait bien 20 mètres de haut sinon bien plus et se remplit, au fur et à mesure que l'on avance, d'éboulis qui viennent bien de quelque-part. On finit par atteindre le plafond de la faille à cette fameuse trémie qui n'a jamais enthousiasmé les foules, qui avec la perception qu'on en a aujourd'hui, ressemble comme une sœur à la trémie du Trémolo qui donne accès au nouveau réseau. Une telle faille façonnée par l'eau devait bien drainer quelque-chose et ne pouvait venir de nulle part;
Après le Sérail il y a quelques années en arrière et qui continue, bon, mal an, à apporter son lot de nouveautés annuelles, c'est sans doute au Réseau sous le titre de prendre le relai.
Une information qui n'en est pas une : le Parmelan, ce ne sera jamais fini !
JFS

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