Ce n'est pas qu'il ne se passe plus rien sur le Parmelan. D'abord, ça n'est pas possible et ensuite c'est plus qu'improbable. Nous serions dans des contrées où les trous sont une denrée rare et où un trou qui passe est une expérience mémorable qu'on se transmet de génération en génération de spéléo, nous sauterions sur nos claviers pour vous raconter par le menu ce que nous avons fait aujourd'hui, Pascal, André, Fredo qui n'est pas venu et moi. Disons que nos efforts de prospection systématique sur un petit coin du plateau n'ont pour le moment rien donné de grandiose, même s'il ressort de toute exploration des choses intéressantes, et que nous réservons notre prose pour un bilan un peu général plutôt que de vous raconter 50 fois la même sortie.
En attendant ... J'ai retrouvé par hasard ce texte qui date d'une époque que les jeunes spéléos n'ont pas pu connaitre . Et pour cause, c'était avant l'invention du blog du GSTN ! Pfffffffuuuuui. Le 11 mars 2008 très exactement.
Ici l’Anglette. Les Spéléos parlent aux spéléos. Le bolduc vert va parler. Je répète : le bolduc vert va parler …
Dimanche dernier, Titine a pas voulu monter plus haut que l’entrée de la combe qui mène à l’Anglette. Cette semaine, Pierre a compris (Il est bien, lui) : il est monté le jeudi donner un coup de lame sur la route … et ouvrir l’Anglette (coup de chapeau en passant à Jerry et Mimi qui se sont coltinés tout l’hiver la montée à pied depuis le bas. C’est beau, l’amour … de la spéléo. Ca fait tout de même faire des choses déraisonnables, non ? … surtout quand il n’y a pas de café à l’Anglette).
Alors ? Heureuse, Titine ? T’as retrouvé ton parking à l’alpage ?
Ah ! Le petit café du dimanche matin à l’Anglette ! Rien que pour ça, on a envie d’y remonter, au Parmelan. D’ailleurs c’est ce qu’on a fait puisque la mise en jambe d’hier dimanche nous a tellement plu qu’on a demandé à Sarkozy de nous offrir une journée de congé nationale ce lundi pour pouvoir remonter. Qu’est-ce qu’on dit ? Non. Pas merci Sarkozy. Merci Fredo, merci JF.
La neige a bien fondu en une semaine. Hier dimanche, les raquettes sont restées sur le sac. Aujourd’hui, elles sont restées au placard. Ça fait toujours ça de moins à porter. Quand on trimbale sur le dos un perfo (un perfo ? Sur le Parm ? Heh ! Pour quô faire ?) plus deux ou trois batteries et tout le reste, c’est toujours ça de gagné.
Et z’allez où, ainsi lestés ?
Devine ? Comme d’hab …
Au 202 ? Les Daltons, quoi.
Comment t’as deviné ? T’es balaize toi. Ou alors splélélo ?
Bof. Simple supposition … ;-)
Bon. Depuis le temps qu’on en cause de ce méga trop grand puits dont seuls les zieux zémerveillés de Fredo et Spontex, du temps où ils étaient jeunes, beaux et surtout sveltes (Fred et Spontex, pas les zieux) ont réussi à percer une unique et mémorable fois les ténébreuses profondeurs insondables, on y arrive, on y arrive. Tout doucement
Poussez pas derrière.
C’est quand on arrive ? C’est où ?
Tu vois le virage, là ? On fait péter, pi c’est tout droit - quatre mètres, j’meurs si j’mens - et on y est. D’ailleurs, t’entends comme ça rézzzonne. Chut… tais-toi … ‘coute quand je gueule … Bel organe, hein ?
P’tain ça doit être grand ? Combien tu dis ?
15 mètres ? Pffff … au moins qwarante ?
Qwarante, une fois ?
Bon. Tu fais gaffe, passqu’en dessous, c’est vide.
Ah bon ? T’es sûr ? C’est qu’un puits après tout.
Tais-toi et fait p’ter.
T’as entendu ? Ça résonne plus fort que la dernière fois, hein ?
Normal, on est kaïment au-dessus, maintenant.
T’es sûr qu’on n’est pas en train de le dépasser ? Parce que depuis le temps qu’on y arrive, m’est avis qu’y zont déplacé le terminus.
Et on ressort le bolduc pour la ènième fois depuis on ne sait même plus quand et fé péter, Dédé.
Et c’est toujours après le virage qui suit celui qu’on vient de rectifier.
Vas-y mon Fredo. Sors les cailloux pendant que je prépare la prochaine mise au gabarit, format 35 tonnes transport exceptionnel, tout confort, parce que ton puits, c’est sûr qu’on l’entend et qu’il existe, que vous ne l’avez pas inventé, mais c’est pas encore là.
Les chauve-souris ont déserté depuis longtemps, les oiseaux se bouchent ce qui leur sert d’oreilles. Le trou éructe encore une fois, sans retenue, digère le retour de gaz.
Ouah. On a vachement avancé hein ?
Ben voui, au moins cinquante centimètres, voire soixante.
On s’approche hein, cette fois ?
Voui… Si on en gardait un peu pour dimanche prochain ?
Dimanche dernier, Titine a pas voulu monter plus haut que l’entrée de la combe qui mène à l’Anglette. Cette semaine, Pierre a compris (Il est bien, lui) : il est monté le jeudi donner un coup de lame sur la route … et ouvrir l’Anglette (coup de chapeau en passant à Jerry et Mimi qui se sont coltinés tout l’hiver la montée à pied depuis le bas. C’est beau, l’amour … de la spéléo. Ca fait tout de même faire des choses déraisonnables, non ? … surtout quand il n’y a pas de café à l’Anglette).
Alors ? Heureuse, Titine ? T’as retrouvé ton parking à l’alpage ?
Ah ! Le petit café du dimanche matin à l’Anglette ! Rien que pour ça, on a envie d’y remonter, au Parmelan. D’ailleurs c’est ce qu’on a fait puisque la mise en jambe d’hier dimanche nous a tellement plu qu’on a demandé à Sarkozy de nous offrir une journée de congé nationale ce lundi pour pouvoir remonter. Qu’est-ce qu’on dit ? Non. Pas merci Sarkozy. Merci Fredo, merci JF.
La neige a bien fondu en une semaine. Hier dimanche, les raquettes sont restées sur le sac. Aujourd’hui, elles sont restées au placard. Ça fait toujours ça de moins à porter. Quand on trimbale sur le dos un perfo (un perfo ? Sur le Parm ? Heh ! Pour quô faire ?) plus deux ou trois batteries et tout le reste, c’est toujours ça de gagné.
Et z’allez où, ainsi lestés ?
Devine ? Comme d’hab …
Au 202 ? Les Daltons, quoi.
Comment t’as deviné ? T’es balaize toi. Ou alors splélélo ?
Bof. Simple supposition … ;-)
Bon. Depuis le temps qu’on en cause de ce méga trop grand puits dont seuls les zieux zémerveillés de Fredo et Spontex, du temps où ils étaient jeunes, beaux et surtout sveltes (Fred et Spontex, pas les zieux) ont réussi à percer une unique et mémorable fois les ténébreuses profondeurs insondables, on y arrive, on y arrive. Tout doucement
Poussez pas derrière.
C’est quand on arrive ? C’est où ?
Tu vois le virage, là ? On fait péter, pi c’est tout droit - quatre mètres, j’meurs si j’mens - et on y est. D’ailleurs, t’entends comme ça rézzzonne. Chut… tais-toi … ‘coute quand je gueule … Bel organe, hein ?
P’tain ça doit être grand ? Combien tu dis ?
15 mètres ? Pffff … au moins qwarante ?
Qwarante, une fois ?
Bon. Tu fais gaffe, passqu’en dessous, c’est vide.
Ah bon ? T’es sûr ? C’est qu’un puits après tout.
Tais-toi et fait p’ter.
T’as entendu ? Ça résonne plus fort que la dernière fois, hein ?
Normal, on est kaïment au-dessus, maintenant.
T’es sûr qu’on n’est pas en train de le dépasser ? Parce que depuis le temps qu’on y arrive, m’est avis qu’y zont déplacé le terminus.
Et on ressort le bolduc pour la ènième fois depuis on ne sait même plus quand et fé péter, Dédé.
Et c’est toujours après le virage qui suit celui qu’on vient de rectifier.
Vas-y mon Fredo. Sors les cailloux pendant que je prépare la prochaine mise au gabarit, format 35 tonnes transport exceptionnel, tout confort, parce que ton puits, c’est sûr qu’on l’entend et qu’il existe, que vous ne l’avez pas inventé, mais c’est pas encore là.
Les chauve-souris ont déserté depuis longtemps, les oiseaux se bouchent ce qui leur sert d’oreilles. Le trou éructe encore une fois, sans retenue, digère le retour de gaz.
Ouah. On a vachement avancé hein ?
Ben voui, au moins cinquante centimètres, voire soixante.
On s’approche hein, cette fois ?
Voui… Si on en gardait un peu pour dimanche prochain ?
Dimanche, Fredo, JF et la participation exceptionnelle de Daniel, un p’tit jeune plein d’avenir (et encore souple, lui).
Lundi : Fredo et JF tous seuls.
…. et merci à Jerry qui le dimanche d’avant a lui aussi charrié sa dose de cailloux.
Nota : Le strict respect de la vérité m'oblige à vous révéler que le grrrrrand puits tant attendu, s'est révélé n'être qu'un ressaut de 7 mètres , formant une petite salle qui repart en un méandre au moins aussi étroit que ça. On sait que ça continue. Bienvenu à celui qui veut s'y coller.

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