Ce week-end de Pentecôte, Didier Hans nous avait organisé de main de "déjà" maître un mini-camp d'été au Parmelan.
Au programme :
Au programme :
Samedi : installation du campement au milieu de l'alpage. Les plus sadiques diront qu'on vieillit : fût un temps, on aurait monté tout le bardas à pattes et tout redescendu itou. Le modernisme est passé par là : depuis que d'éminents membres du club sont pourvus de quatre roues motrices ... L'après-midi, prospection du côté de la Tanne des Echos . Quelques découvertes intéressantes qui devront être revues. Repas du soir ... à l'Anglette.
Dimanche : grande sortie au Réseau des Vers Luisants, jusqu'au bout de la Galerie des Oursins qui n'avait pas revu de monde depuis longtemps. Repas du soir ... à l'Anglette !
Lundi : sortie au Sérail que nous raconte l'autre JF, dit également "le chef"
Nico Hillier, Hugues et JF Ray
Pour finir le mini-camp sur le Parmelan, j'avais projeté de refaire un tour dans les amonts du Sérail. Y'a par là-bas une ch'tite galerie qui me démange depuis un bout. La peste s'était fermée devant moi au moment le plus intéressant. Après 15 mètres de conduit assez confortable, une coulée stalagmitique occupait un coude du conduit. Derrière j'avais vu sur 10 à 15 mètres et ça devenait à taille humaine (un humain debout s'entend). Aussi, accompagné du Nico et de notre nouvel ami Hugues, nous voilà partis pour remonter la Voie Impériale, nous faufiler dans le Passage de l'Agha et nous enfiler enfin entre des blocs pour gagner une petite galerie qui se développe en dessous du plancher. J'avais emporté un peu de matos pour persuader la belle de me laisser passer : un perfo, une grande mèche et de quoi provoquer un mini-séisme avec l'espoir de la faire frémir.
J'abandonne mes compagnons qui vont explorer un petit affluent avant le terminus. Après une courte escalade de trois mètres, ils prennent pied dans un petit méandre légèrement actif. C'est Hugues, qui pour sa deuxième sortie avec nous, fait la pointe. Comme cadeau de bienvenue, c'est plutôt sympa. En fait, il n'est pas allé très loin. Il y a un pas osé à franchir et prudemment, il a préféré faire demi-tour pour revenir plus tard à deux. Pendant ce temps, je burine la concrétion, la transperce, cogne dessus, mais il n'y a rien à faire, ça ne passera pas. De plus, j'ai cassé le manche de la massette. Je suis toujours impressionné par ma force ... Surtout qu'après deux ou trois ans sous terre le manche en bois était bien pourri. Moralité : ne pas laisser sous terre du matos susceptible de pourrir. J'ai légèrement abîmé la concrétion. C'est pas très éthique tout ça.
Donc comme j'avais tout ce qu'il fallait pour lui bourrer les trous, ce fut chose faite. Un coup d'électron par là-dessus et j'espère que le chemin est pratiquement ouvert.
Ah oui ? pourquoi "j'espère"? J'en suis pas sûr?
C'est qu'on n'y a pas remis les pieds. On s'est même vite carapaté avant d'être gazés, le courant d'air, bien marqué, nous ramenant tout dans les naseaux. Étonnamment, ce jour-là, ça soufflait pas mal dans cette petite galerie de rien du tout alors qu'il n'y avait pas beaucoup de courant d'air dans la cavité. De quoi être assez optimiste pour la prochaine sortie. Ça pourrait bien être une prolongation de la Voie Impériale ou un amont qui nous emmène un peu plus loin sous la montagne.
A bientôt pour la suite des opérations.
Le Sérail, ça continue!......enfin, au moins sur 15 mètres pour l'instant.
Sur la topo, ça se trouve en bas à gauche sous la cote - 86 et les Puits Phanie.
TPST 6 heures
Nico Hillier, Hugues et JF Ray
Pour finir le mini-camp sur le Parmelan, j'avais projeté de refaire un tour dans les amonts du Sérail. Y'a par là-bas une ch'tite galerie qui me démange depuis un bout. La peste s'était fermée devant moi au moment le plus intéressant. Après 15 mètres de conduit assez confortable, une coulée stalagmitique occupait un coude du conduit. Derrière j'avais vu sur 10 à 15 mètres et ça devenait à taille humaine (un humain debout s'entend). Aussi, accompagné du Nico et de notre nouvel ami Hugues, nous voilà partis pour remonter la Voie Impériale, nous faufiler dans le Passage de l'Agha et nous enfiler enfin entre des blocs pour gagner une petite galerie qui se développe en dessous du plancher. J'avais emporté un peu de matos pour persuader la belle de me laisser passer : un perfo, une grande mèche et de quoi provoquer un mini-séisme avec l'espoir de la faire frémir.
J'abandonne mes compagnons qui vont explorer un petit affluent avant le terminus. Après une courte escalade de trois mètres, ils prennent pied dans un petit méandre légèrement actif. C'est Hugues, qui pour sa deuxième sortie avec nous, fait la pointe. Comme cadeau de bienvenue, c'est plutôt sympa. En fait, il n'est pas allé très loin. Il y a un pas osé à franchir et prudemment, il a préféré faire demi-tour pour revenir plus tard à deux. Pendant ce temps, je burine la concrétion, la transperce, cogne dessus, mais il n'y a rien à faire, ça ne passera pas. De plus, j'ai cassé le manche de la massette. Je suis toujours impressionné par ma force ... Surtout qu'après deux ou trois ans sous terre le manche en bois était bien pourri. Moralité : ne pas laisser sous terre du matos susceptible de pourrir. J'ai légèrement abîmé la concrétion. C'est pas très éthique tout ça.
Donc comme j'avais tout ce qu'il fallait pour lui bourrer les trous, ce fut chose faite. Un coup d'électron par là-dessus et j'espère que le chemin est pratiquement ouvert.
Ah oui ? pourquoi "j'espère"? J'en suis pas sûr?
C'est qu'on n'y a pas remis les pieds. On s'est même vite carapaté avant d'être gazés, le courant d'air, bien marqué, nous ramenant tout dans les naseaux. Étonnamment, ce jour-là, ça soufflait pas mal dans cette petite galerie de rien du tout alors qu'il n'y avait pas beaucoup de courant d'air dans la cavité. De quoi être assez optimiste pour la prochaine sortie. Ça pourrait bien être une prolongation de la Voie Impériale ou un amont qui nous emmène un peu plus loin sous la montagne.
A bientôt pour la suite des opérations.
Le Sérail, ça continue!......enfin, au moins sur 15 mètres pour l'instant.
Sur la topo, ça se trouve en bas à gauche sous la cote - 86 et les Puits Phanie.
TPST 6 heures
Jean-François

Ca va pas de signaler de la pointe sur Internet ? Vous avez perdu la tête les mecs ! Avec la topo en plus !!!!
Tu sais Seb, les ceusses qui sont capables dans leur tête d'avoir l'idée de venir piquer la pointe des copains se comptent sur l'extrémité d'un seul doigt, et je ne me rappelle plus lequel tant tout ça est de l'histoire ancienne. Donc, ... ;-)