Dimanche 8 avril
André, Alain G et JF Suzz
Pas grand monde hier au Parmelan, enfin dans les endroits du Parm qui méritent la visite c'est à dire en particulier en-essous.
André voulait finir la topo du Tambourin, petit réseau vertical et étroit dont le départ est situé au fond du Puits du Tambour.le tout étant regroupé à l'enseigne de la "Tanne des Echos - Glaces maison"
Nous voilà donc partis, lui, JF Suzz et moi, Alain, munis d'une corde de 50 mètres pour remplacer celle d'entrée, jugée trop longtemps exposée au soleil et donc douteuse.
André voulait finir la topo du Tambourin, petit réseau vertical et étroit dont le départ est situé au fond du Puits du Tambour.le tout étant regroupé à l'enseigne de la "Tanne des Echos - Glaces maison"
Nous voilà donc partis, lui, JF Suzz et moi, Alain, munis d'une corde de 50 mètres pour remplacer celle d'entrée, jugée trop longtemps exposée au soleil et donc douteuse.
André rééquipe donc le puits d'entrée. Surprise : ce n'est pas de la descente en rappel, c'est du TGV. Bon j'ai encore du me tromper, mis la poignée à la place du descendeur. Mais non: c'est simplement une corde de 9mm, plus fine que celles auxquelles je suis habitué et qui glisse bien dans le descendeur qui n'en peut mais. J'ai apprécié de retrouver de la 11 plus bas.Au fond du puits d'entrée qui, pendant de nombreuses années a vaillamment défendu l'accès à la suite au moyen d'un beau culot de glace judicieusement placé, il n'y a ce printemps quasiment plus rien ! Même plus besoin de se baisser. Une rapide reprise de l'équipement pour tenir compte de cette nouvelle donne, quelques pas de danse sur les parois et nous rejoignons la première salle où l' autre accès donnant également dans le puits d'entrée a craché une belle coulée de neige immaculée. comme tour les ans. Rien de changé ici.
Echange descendeur contre poignée. Avalée la remontée sur corde qui débouche sur la margelle du Puits de Tambour et là ...surprise : une immense sucette de glace de cinq ou six mètres de haut, amoureusement assise sur la corde, considère d'un œil torve, les 50 mètres du Puits et attend patiemment qu'un petit spéléo ose la défier, rien que pour voir...Hors de question de descendre là-dessous. André toujours impatient pense qu'elle n'attend que le coup de pied aux fesses qui lui fera faire le vol plané qu'elle mérite. Il redescend la goulotte qui précède et revient avec un kit rempli à ras bord de cailloux. (voilà la solution pour les désobs quand il n'y a pas la place pour stocker les matériaux extraits, merci André).
Annnndrrré ... Tu pointes ou tu tires ? Trois cailloux dont un en plein dans l'oeil droit plus tard, la colonne s'effondre sur la margelle avec un hurlement horrible, manquant de peu JF. (NDJF : J'y avais calculé pour. Je l'savais, qu'elle allait m'rater) et disparait dans un fracas de fin du monde vers le fond du puits.. Malgré cet exploit digne d'un pro de la boule lyonnaise, il reste encore pas mal de glace, en équilibre sûrement stable, mais, par prudence, nous n'irons pas en dessous pour vérifier l'état des cordes en place et constater que nous avions enfoui l’entrée du Tambourin sous quelques tonnes de glaçons qui risquent fort en fondant, de se transformer en joli glacier impénétrable.. Courte sortie donc : -50 mètres, 4 heures sous terre environ et pas le moindre relevé topo: il faudra attendre que ça fonde un peu. il nous a manqué un cameraman pour filmer l'effondrement du glaçon et un quatrième pour nous photographier tous les trois en conférence sur l'écaille au dessus du ressaut qui précède le puits proprement dit.
Grand beau à la sortie. Nous en avons profité pour prospecter un peu autour. Pas loin, quelques cailloux jetés dans un trou pas ou plus marqué laissent imaginer 20 à 30 mètres de verticale entrecoupée de ressauts. André a déjà placé les goujons et les plaquettes (nous n'avions plus de corde fiable)
En continuant à fouiner, j'ai retrouvé une entrée sympathique, en pied de ressaut rocheux, marquée GST 163 (inscription ancienne: Le club n'avait pas encore une envergure nationale...) JF y est allé voir, en tenue de ville. Il s'est arrêté sur un ressaut au delà duquel ça semble continuer.(Rentré au Bercail une rapide consultation de la base de données donne PA 163, terminé à -50m sur fond rocheux. Oui, mais rocheux comment ? Roche massive ou remplissage cailloux ?. S'il y a trou, il y a forcément continuation. Et ce qui n'était pas praticable hier peut peut-être le devenir aujourd'hui. Bref, à revoir)
Vous ne voulez pas être pris par le virus de la spéléo ? Evitez le Parmelan et ses trous partout. Préférez le Pâquier et les bords du lac. il y a là-haut du boulot pour des générations de spéléo
En plus, on n'est plus tranquille nulle part:: un groupe de minettes est passé entre la falaise et l'entrée des Echos, hors sentier donc.J'ai eu toutes les peines à expliquer à André et JF qu'elles n'étaient pas équipées et qu'il était inutile de leur proposer la visite du gouffre ( et plus si affinités). Note de JF : Voui. C'est pas qu'on ne voulait pas comprendre, c'est qu'Alain bafouillait tellement !
Alain +JF






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