Le troglodyte

  • n.m. troglodyte (du grec trôglodutês, qui habite dans les trous). Personne qui habite une grotte ou une demeure creusée dans la roche.
  • Il est bien connu que "la France profonde est principalement constituée de spéléologues" (Le Chat - Geluck). Les Troglodytes de Novel, depuis trente ans, ne font pas mentir le dicton. Longtemps nous avons vécu en suivant le précepte qui affirme que pour vivre heureux, il faut vivre caché.
  • Mais l'envie de partager nos joies de spéléos est finalement, et c'est un bien, devenue la plus forte. C'est la raison d'être de ce blog. Qui que vous soyez, vous y êtes le bienvenu.

Où et comment nous trouver

  • - le vendredi soir au local : 15, Rue des Pommaries - 74940 ANNECY-LE-VIEUX
  • - par téléphone : 00 33 (0)4 50 46 71 20
  • - par mail : jfsuzz at gmail.com

La mémoire du club

Maillons rapides

Dimanche 22 mai 2011
JF suzz, Fredo, Daniel, André, Pascal, Alain G, Caroline (amie kiné d’André)

 Aujourd'hui, direction le porche de sortie de la Doria, au dessus de Saint-Jean d'Arvey dans les Bauges, pour un exercice technique consacré au dégagement d'équipier

Avec nous, une spéléologue novice en la charmante personne de Caroline, la ...kiné de notre ami André, qui a rapidement pigé les raisons de son mal de dos, lorsqu'elle nous a vu embarquer la charge habituelle du spéléo !

Pour gagner du temps, Fredo et moi partons le matin un peu en avance sur le groupe pour équiper la vire d'accès en main courante. Moyennant quoi, le temps de faire nos sacs sur le parking, le reste du groupe arrive dans la foulée Raté.Nous partons devant sans les attendre, afin d'équiper cette fameuse vire. Surprise : quelqu'un est déjà passé par là qui nous a déchargé de cette corvée. Il y a déjà un équipement en place, accompagné d’un petit panneau présidant de bien le laisser en place, signé du CAF. Tant pis : nous aurons trimbalé cent mètres de cordes pour rien (Précisons que nous sommes arrivés par le haut et que si le chemin qui descend jusqu'en pied de falaise est déjà raide à la descente, il l'est encore plus le soir au retour, après une bonne journée !).

Le restant du groupe, qui arrive en pied de vire alors que nous sommes déjà au porche, trouve la corde rouge et passe devant le petit écriteau sans trop se poser de questions : une corde est une corde, fût-elle rouge. Le seul qui aurait dû lire l'écriteau est Pascal, qui ferme la marche et est sensé déséquiper au fur et à mesure puisque nous ne revenons pas par ce chemin. Et mon Pascal fait ce qu'il devait faire : il déséquipe. Devant, on appelle, une fois, deux fois un Pascal qui ne vient pas. L'a du s'arrêter pour des raisons personnelles ... Et on avance. Ce n'est qu'une fois arrivé au porche qu'on s’inquiète de ne pas le voir arriver. On finit tout de même par se douter de l'entourloupe. André file donc à sa rencontre et trouve un Pascal en train de faire des acrobaties pas possibles pour déséquiper des amarrages agrippés trois mètres au-dessus du chemin à des arbres dans des conditions de sécurité plus qu'aléatoires et qui fulmine comme un perdu contre la bande de .... de ... d'ignares et de d'andouilles qui a commis pareil équipement (Tant pis pour les CAFistes visés. C'est dit. Et notre Pascal le montagnard, il en connait un rayon en matière d'équipement). Bref. Rigolade de tout le monde quand il arrive devant nous vexé d'avoir à reprendre le soir le même chemin en sens inverse pour ... ré équiper. Je suis prêt à parier que l'équipement actuel ne ressemble plus à ce qu'il était à l'origine et que les CAFistes vont se gratter le tête un moment !

Il fait "grand beau" et la vue du porche sur toute la vallée est toujours aussi magnifique.
Nous équipons deux descentes sous le porche pour effectuer les exercices.

Là, le reste du groupe nous rejoint et s’installe ou plutôt s'étale. Plus il y a de place. Pendant que ceratins semblent se préoccuper de la raison pour laquelle nous sommes là , d'autres sont irrésistiblement attirés par ce qui se passe derrière et disparaissent subrepticement (et quand on connait la taille de l'entrée, c'est un exploit) dans les entrailles de la Doria.

Toujours aussi impressionnante cette grotte. La taille et le nombre des galeries qui s'entrelacent et s'entrecoupent donne une idée de ce qu'a pu drainer cet exutoire à une époque - reculée - où les conditions climatiques étaient sans doute légèrement différentes de ce qu'elle sont aujourd'hui où l'on se plaint "qu'y'a plus d'saisons". Magnifique cadre pour nos amateurs de photos André et JF qui s'en donnent à cœur-joie.

Les ateliers

Pendant ce temps-là, Fredro et moi avions terminé d’installer nos ateliers, ... et un treuil pour remonter du bois jusqu’au porche !! Eh oui Jerry, tu as loupé les diots et les godiveaux de la boucherie de Lescheraines (la meilleure des Bauges)….le tout accompagné d’un petit coup de jajarre et de tome de la Compôte.
Apres ce bon repas, agrémenté de bonne humeur et de soleil, nous trouvons malgré tout le courage de nous attaquer aux ateliers pour lesquels nous étions sensés être venus :

- dégagement du bas vers le bas. Daniel et André ont fini leur digestion sur la corde, le résultat étant que nous avons du déclencher un secours pour aller les chercher. Non, je plaisante. Mais les deux intéressés conviendront sans mal que le résultat fut .... moyen ! On ne peut pas être bon tout le temps (NDLR : Surtout en plein milieu d'après-midi, après un bon repas, pendu sur une corde en plein cagnard contre une falaise tournée vers le soleil.On n'est pas habitué à ce genre de condition - je ne parle pas du repas - au fond de nos trous)


- dégagement balancier espagnol (système de mouflage depuis l’amarrage pour remonter une personne bloquée en-dessous),

- installation d’un répartiteur de charge,

- révision des nœuds.


Fermeture des bureaux à 17 heures. Certains, dont Pascal (allez savoir pourquoi?), repartent par la vire, les autres chaussent leur descendeur et filent par le bas de la falaise récupérer le chemin qui nous ramènera aux voitures (certains, bien inspirés, avisent un raccourci qui s'avèrera vite, chargés comme nous le sommes, un vrai piège !).
Le chemin de retour monte à peine et c'est d'un pas décidé que nous attaquons le raidillon. J'ai dit : un pas décidé. Pas deux. Le deuxième un peu moins (décidé), le troisième ...Les premiers arrivent en haut en trainant leur kit surchargé, les derniers trainés par leur kit !

Dernier atelier sur le chemin du retour au plan d'eau de Lescheraines, où nous attend une bière bien méritée.

Et chacun de rentrer dans ses pénates raconter ses exploits, qui à la famille esbaudie devant tant de témérité (Ben oui, une falaise de 250m d'un jet en rappel, ça vous pose), qui à ses chats qui n'en n'ont visiblement rien à ... (Quand-est-ce qu'on mange ?)

Une note (presque) sérieuse pour conclure : pour que ce type d'entrainement soit efficace, il semble utile de le renouveler régulièrement et, partant du principe qu'il faut apprendre puis oublier trois fois avant de retenir un apprentissage, je vous laisse calculer le nombre de journées de formation que cela représente à l'année. Nous programmerons donc une journée technique supplémentaire pour cet automne.

Merci à tous les participants.

Didier Hantz.

Quelques photos de la grotte pour finir ...




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